Le refroidissement décide de deux choses qui comptent pour votre facture : combien d'électricité le datacenter dépense pour évacuer la chaleur, et jusqu'à quelle densité il peut vous accueillir. Voici, sans jargon, les grandes familles de refroidissement et ce qu'elles changent pour vous.
Estimer mon coût →Un serveur transforme la quasi-totalité de l'électricité qu'il consomme en chaleur, qu'il faut évacuer en continu. L'énergie dépensée pour ce refroidissement ne sert pas au calcul : c'est de l'électricité en plus, répercutée sur votre facture. C'est aussi le refroidissement qui fixe la densité maximale que le site peut accueillir.
Le PUE (Power Usage Effectiveness) rapporte l'énergie totale du datacenter à l'énergie réellement utile aux serveurs. Un PUE de 1,2 signifie 20 % d'énergie en plus pour l'infrastructure ; 1,5 à 2, c'est courant sur des sites anciens. Plus il est proche de 1, mieux c'est. Comparez-le avec prudence : il dépend du climat, de la charge et de la méthode de mesure.
Des groupes froids à compresseurs produisent de l'air ou de l'eau glacée. C'est simple et éprouvé, mais gourmand en électricité, donc un PUE élevé. Encore répandu, surtout sur les sites conçus il y a quinze ans.
L'idée : utiliser l'air (ou l'eau) extérieur froid plutôt que des compresseurs. En free cooling indirect, l'air extérieur refroidit un circuit d'eau via un échangeur ; en direct, l'air extérieur entre dans la salle. Le gain sur le PUE est net, mais le résultat dépend du climat local.
On rafraîchit l'air en évaporant de l'eau sur un média humide : l'évaporation absorbe la chaleur. Très efficace sur un air sec, il l'est moins sur un air très humide. Sa contrepartie est la consommation d'eau, d'où l'arbitrage eau contre électricité qui revient souvent.
L'air suffit jusqu'à environ 20 à 30 kW par baie. Au-delà, on passe au refroidissement liquide : porte arrière refroidie, puis direct-to-chip au plus près des composants. Pour les densités extrêmes de l'IA, l'immersion plonge les serveurs dans un fluide diélectrique.
Le free cooling et l'adiabatique économisent l'électricité, mais peuvent consommer de l'eau. L'immersion peut réduire les deux, au prix d'une infrastructure spécifique. Le bon choix est local : climat, disponibilité de l'eau, stress hydrique de la région.
Trois conséquences directes : la densité que le site accepte (kW par baie), le PUE et donc l'énergie répercutée sur votre facture, et la résilience (le refroidissement est-il redondé en N+1 ou N+2 ?). Les bonnes questions à poser : PUE réel, densité maximale par baie, type de refroidissement, redondance, et consommation d'eau.
Plus il est proche de 1, mieux c'est : un PUE de 1,2 est excellent, 1,5 à 2 reste courant sur des sites anciens. Comparez avec prudence, car le PUE dépend du climat, de la charge et de la méthode de mesure.
Au-delà d'environ 20 à 30 kW par baie, l'air ne suffit plus : le direct-to-chip ou l'immersion deviennent nécessaires. La plupart des clusters GPU sont dans ce cas.
Cela dépend du lieu. En zone sous stress hydrique, la consommation d'eau du refroidissement adiabatique devient un vrai sujet ; ailleurs, elle peut être un bon compromis face à l'électricité.
Rédigé le 1er septembre 2026.
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