Sept questions que se pose une entreprise qui héberge ses serveurs, et l’outil qui calcule la réponse pour votre cas. Ce n’est pas un article à lire, c’est un chiffre, avec la méthode qui l’a produit et sa date. Les exemples ci-dessous sont calculés au moment où vous ouvrez cette page, ils ne sont pas recopiés.
La question : Quand devrai-je passer commande ?
On demande en général « quand ma salle sera-t-elle pleine ? ». La vraie question est ailleurs : quand faut-il commander ? Entre la commande et la livraison, il se passe des mois. La date qui compte est donc celle de la saturation, moins ce délai de livraison. Et ce qui vous bloquera en premier n’est pas forcément ce qui se remplit le plus vite : c’est ce qui met le plus longtemps à arriver.
Exemple calculé — Une salle qui utilise 45 de ses 100 kVA de puissance électrique et qui grossit de 20 % par an, en gardant de quoi encaisser une panne : elle sera pleine le 4 mai 2027. Mais il faut avoir commandé dès le 14 janvier 2027, soit 4 mois plus tôt. C’est le délai de livraison qui fixe la date, pas la vitesse à laquelle vous vous remplissez.
La question : Ce site vaut-il son prix ?
Le prix affiché d’une baie, l’armoire qui accueille vos serveurs, n’est jamais ce que vous payez. S’y ajoutent l’électricité, les câbles qui vous relient aux opérateurs du bâtiment, les prises électriques, les adresses IP, les interventions sur place et les frais d’entrée. Quand un site publie sa grille, nous additionnons tout, ligne par ligne. Et quand un poste n’est pas publié, nous le nommons au lieu de le deviner.
La question : Qui peut me livrer du très haut débit ici, et par où passe mon trafic ?
Quels opérateurs sont physiquement présents dans le bâtiment, quels points d’échange vous pouvez joindre depuis ce site, et si vous pouvez atteindre un cloud en direct. Nous publions aussi qui échange du trafic avec qui, avec la date du constat. Et pour la protection contre les attaques par saturation, nous regardons l’opérateur qui vous apporte Internet : c’est chez lui que l’attaque est absorbée, pas chez vous.
Exemple calculé — 14 535 réseaux classés par nature, et croisés avec ce que nous constatons site par site. À partir d’une simple adresse IP, nous remontons à l’entreprise qui la détient, puis au réseau qui la fait circuler, puis aux datacenters de notre catalogue où ce réseau est présent. Aucun registre public ne fait cette chaîne à lui seul.
La question : Ce site tient-il ce qu’il annonce ?
Un site annonce souvent un niveau de fiabilité, appelé « Tier ». Nous ne le présentons comme certifié que si le certificat porte un numéro et une date de fin. Sinon nous écrivons « déclaré », c’est-à-dire affirmé par l’exploitant et non vérifié. Les certifications expirent, et nous le disons. Même règle pour l’hébergement hors de portée du droit américain : nous l’affirmons seulement quand nous l’avons constaté.
La question : Combien de serveurs, quel stockage, quelle puissance électrique ?
L’outil dimensionne un cloud privé complet, c’est-à-dire vos machines virtuelles hébergées sur vos propres serveurs : combien de serveurs pour qu’une panne ne vous arrête pas, combien de copies de vos données, quelle sauvegarde, et le prix des licences au tarif public de l’éditeur. Pour les cartes graphiques, celles qui font tourner l’intelligence artificielle, la contrainte n’est jamais la place : c’est l’électricité.
Exemple calculé — Pour 40 machines virtuelles de 4 processeurs et 16 Go de mémoire, avec une exigence de haute disponibilité : 4 serveurs de 8 cœurs et 64 Go chacun. Il en reste assez pour que la panne de l’un ne vous arrête pas. La mémoire n’est jamais promise deux fois ; la puissance de calcul, oui, parce qu’elle se partage.
Exemple calculé — Pour dix cartes graphiques RTX PRO 4500 destinées à l’intelligence artificielle : 2 serveurs, qui tiennent dans 8 emplacements d’armoire. La place n’est pas le problème. Le problème est de souscrire 4,1 kVA d’électricité, quand une baie de colocation standard en fournit 3.
La question : Combien coûte l’électricité, et qu’est-ce qui la fait varier ?
Ce que vous payez dépend de quatre choses : le prix de l’électricité pour les industriels du pays, l’efficacité du site, c’est-à-dire ce qu’il consomme pour refroidir en plus de vos serveurs, la marge de l’hébergeur, et la tension du marché local. Notre formule est publiée. Quand notre calcul s’écarte d’un prix relevé sur le terrain, nous publions l’écart au lieu de le gommer.
La question : À qui confier l’exploitation ?
Téléphonie d’entreprise, infogérance et interventions sur site. Nous mettons en relation sur des critères mesurés, pas sur de la publicité : une disponibilité annoncée à une date et qui expire, un délai de réponse constaté, et un barème de classement publié. C’est aujourd’hui le domaine le moins fourni des sept, et nous préférons l’écrire.
Cette page n’est pas un catalogue d’articles. Un article se recopie ; un calcul se vérifie, et se conteste. Si l’un de ces chiffres vous paraît faux, la méthode est publiée : dites-nous où elle se trompe.