Le prix facial est trompeur. Une baie à tel loyer mensuel, une instance cloud à tel tarif horaire, un serveur dédié à tel forfait : ces tarifs sont incomparables, car leurs périmètres diffèrent. Seule une analyse du coût total de possession (le TCO), sur la durée de vie réelle de l'infrastructure, soit environ trois ans, permet un arbitrage pertinent.
Estimer mon coût →Le piège du cloud, c'est l'egress (le trafic sortant) et le surcoût qui monte avec la charge. Le piège de la colocation, c'est de raisonner au loyer de la baie en oubliant l'énergie, les cross-connects et le transit, qui pèsent souvent plus lourd que l'espace.
Plus une charge est stable, prévisible et tourne en continu, plus posséder son matériel en colocation surpasse le modèle à l'usage. À l'inverse, l'élasticité du cloud convient aux charges qui varient fortement. La plupart des entreprises ont un socle stable qui gagnerait à quitter le cloud, et une frange variable qui a intérêt à y rester.
Cela dépend du taux d'utilisation. Sur une charge soutenue en continu, le point de bascule arrive souvent bien avant la fin de vie du matériel. C'est ce qu'un calcul sur trois ans révèle.
Le risque se déplace : vous gérez le matériel, mais vous maîtrisez vos coûts et votre localisation. La résilience se construit par la redondance de l'alimentation et des opérateurs.
Rédigé le 1er septembre 2026.
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