Un incendie, une coupure électrique majeure, une erreur humaine : la question est de savoir combien de temps vous pouvez rester arrêté, et combien de données vous pouvez perdre. Le PCA et le PRA répondent à ces deux questions, à des prix très différents.
Le PRA (plan de reprise d'activité) organise le redémarrage après un sinistre : le service s'arrête, puis reprend ailleurs. Le PCA (plan de continuité d'activité) vise l'absence d'interruption : un second site prend le relais sans coupure perceptible. Le PCA coûte nettement plus cher, car il exige un double site actif en permanence.
Le RTO est la durée d'arrêt maximale acceptable ; le RPO, la quantité de données que vous acceptez de perdre, mesurée en temps depuis la dernière réplication. Un RTO de quelques heures et un RPO d'une journée se couvrent avec une sauvegarde externalisée. Un RTO de quelques minutes et un RPO proche de zéro exigent deux sites répliqués en continu. Chaque cran de moins se paie.
Un second site dans un autre datacenter, assez loin pour ne pas partager le même risque (zone inondable, même réseau électrique), mais assez proche pour une réplication rapide. Un lien inter-sites dimensionné pour le volume répliqué. Et des adresses IP portables avec votre propre numéro de réseau : à la bascule, vos adresses suivent, sans renumérotation.
Si le même opérateur est présent dans vos deux datacenters, il peut annoncer vos adresses des deux côtés : la bascule devient un simple changement de routage. C'est un critère de choix du couple de sites, et une information que le comparateur de co-présence DataColoc rend visible avant de signer.
Sauvegarde externalisée testée (le minimum vital) ; PRA froid, le matériel attend éteint ; PRA tiède, le second site prend le relais en quelques minutes ; PRA chaud, la bascule est quasi instantanée ; PCA actif-actif, les deux sites servent en permanence. Montez d'un cran seulement quand le coût d'une heure d'arrêt le justifie.
Un PRA jamais testé échoue le jour venu : testez la restauration autant que la sauvegarde. Deux sites sur la même zone de risque tombent ensemble. Un seul opérateur des deux côtés recrée un point de défaillance unique. Et un plan sans personne d'astreinte pour l'exécuter reste un document.
Un PRA sérieux double une partie de l'infrastructure : deuxième baie, lien inter-sites, licences de réplication, tests réguliers. L'arbitrage se fait en comparant ce surcoût au coût d'une journée d'arrêt pour votre activité. Pour beaucoup de PME, un PRA chaud sur une baie réduite protège l'essentiel à une fraction du coût d'un PCA complet.
Assez loin pour ne pas partager le même risque physique et électrique, assez près pour que la latence permette la réplication choisie. Un ordre de grandeur courant : quelques dizaines à quelques centaines de kilomètres selon l'exigence.
Oui, c'est un PRA économique pour beaucoup d'usages : on réplique vers le cloud et on n'y paie la pleine capacité qu'en cas de sinistre. Attention au coût de sortie des données et au temps de restauration.
Au moins une fois par an en conditions réelles, et à chaque changement majeur d'architecture. Un test qui n'a jamais coupé le site primaire n'a rien prouvé.
Rédigé le 1er septembre 2026.
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