Depuis le Brexit, le Royaume-Uni a son propre RGPD, jugé « adéquat » par l'Union européenne. Mais son régime de surveillance est parmi les plus larges d'Europe. Voici l'équilibre.
Le UK GDPR et le Data Protection Act 2018 reprennent l'essentiel du RGPD européen. Le régulateur est l'ICO. Sur le papier, la protection est proche du standard européen.
L'UE a accordé au Royaume-Uni une décision d'adéquation, qui autorise les transferts sans formalité lourde. Elle est révisable, et fait l'objet d'un réexamen périodique : un point à suivre pour un engagement de long terme.
Le Royaume-Uni dispose de pouvoirs de surveillance et d'interception étendus (Investigatory Powers Act 2016). C'est le contrepoint à connaître : le cadre de protection des données est solide, celui de l'accès régalien est large.
Le « Made in UK » convient aux activités tournées vers le marché britannique, ou cherchant un pont proche de l'UE hors zone euro. Pour une souveraineté strictement européenne, un pays de l'UE reste plus lisible.
Par le UK GDPR, sa version nationale, très proche du texte européen. Et l'UE le reconnaît « adéquat », ce qui fluidifie les transferts, sous réserve du réexamen de cette décision.
Pas plus qu'ailleurs : l'Investigatory Powers Act donne des pouvoirs d'accès étendus. La protection des données et l'accès régalien sont deux sujets distincts.
Rédigé le 1er septembre 2026.
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