Trois sigles reviennent dans tous les contrats d'hébergement et de connectivité, et presque personne ne sait ce qu'ils produisent le jour d'une panne. Un taux de disponibilité n'est pas une promesse de continuité : c'est un budget de minutes. Une GTR n'est pas un délai de réparation : c'est une durée au-delà de laquelle une pénalité se déclenche. Et un MTTR n'est pas un engagement du tout. Ce guide démonte les trois, puis montre comment convertir un incident réel en montant réclamable.
Estimer mon coût →Une année compte 525 600 minutes. Un engagement à 99,9 % autorise donc 0,1 % d'indisponibilité, soit 525,6 minutes : 8 heures et 45 minutes de panne par an, sans qu'aucune clause ne soit violée. À 99,99 %, il reste 52 minutes. À 99,999 %, 5 minutes et 15 secondes. Chaque « neuf » supplémentaire divise le budget par dix. Attention à la période de référence : le même 99,9 % appliqué au MOIS n'autorise plus que 43 minutes, ce qui est un engagement bien plus contraignant. Un contrat qui ne précise pas sa période ne dit pas grand-chose. Voir haute disponibilité et accord de niveau de service.
Le temps moyen de réparation est un indicateur d'exploitation, utile au fournisseur pour piloter ses équipes. Il devient trompeur dès qu'il sert d'argument commercial : une moyenne de deux heures est parfaitement compatible avec une panne de dix-neuf heures, si les autres ont duré vingt minutes. Le MTTR se marie d'ailleurs au temps moyen entre pannes pour produire une disponibilité théorique, laquelle décrit un comportement statistique, jamais un droit contractuel. Ce qui vous protège, c'est la GTR et la pénalité qui l'accompagne.
L'avoir prévu au contrat est un geste commercial encadré, calculé sur ce que vous payez. Il ne répare pas votre préjudice. Les dommages subis relèvent de votre assurance ou de la responsabilité civile de l'exploitant, deux terrains différents avec leurs propres exclusions. Les pertes d'exploitation, elles, sont presque systématiquement exclues des contrats d'hébergement. Confondre ces trois poches conduit à réclamer la mauvaise chose au mauvais interlocuteur, et à perdre du temps pendant que le délai de réclamation court.
Le comparateur convertit un taux en budget de panne, situe votre incident dedans, et applique le barème DÉCLARÉ par le site quand il existe. Là où le barème n'est pas publié, le calcul s'arrête et le dit : un montant inventé serait pire qu'une absence de réponse. Aujourd'hui, très peu de fiches déclarent leur barème, et c'est précisément la donnée qu'un exploitant a intérêt à publier, parce qu'elle rassure un acheteur avant de le contraindre.
Un taux de disponibilité est un budget de minutes, pas une promesse. Une GTR engage un résultat, une GTI n'engage qu'un début, un MTTR n'engage rien. La valeur réelle d'un engagement se lit dans trois clauses seulement : le périmètre, la formule de pénalité, et le délai de réclamation. Avant de signer, demandez ces trois-là par écrit ; après un incident, calculez avant d'appeler, et envoyez daté.
Sur une année, 8 heures et 45 minutes. Sur un mois, 43 minutes. La période de référence change tout : un engagement mensuel est bien plus contraignant qu'un engagement annuel, à taux identique.
La GTI est le délai avant qu'on commence à intervenir, la GTR le délai avant que le service soit rétabli. Seule la seconde engage un résultat. Un contrat qui n'affiche qu'une GTI ne garantit pas la fin de votre panne.
Non. C'est une moyenne constatée sur son parc, pas une obligation envers vous. Une moyenne de deux heures reste compatible avec une panne de dix-neuf heures chez vous.
Presque jamais par le contrat d'hébergement : elles y sont explicitement exclues dans la quasi-totalité des cas. L'avoir contractuel est calculé sur ce que vous payez, pas sur ce que vous perdez. Le préjudice relève de l'assurance.
Le plus souvent non. Le délai de réclamation est de sept à trente jours selon les contrats, et son expiration éteint le droit. C'est la première cause de non-indemnisation, avant même le périmètre.
Rédigé le 6 septembre 2026.
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