Pour un serveur GPU, la question n'est presque jamais la place : quelques unités dans une baie suffisent. La question, c'est l'électricité, ce qu'elle impose au refroidissement, et ce qu'elle coûte chaque année. Voici la méthode pour passer du watt au budget, formule par formule.
Estimer mon coût →Le point de départ est la puissance maximale de chaque carte (le TDP, publié par le constructeur), multipliée par le nombre de cartes. Ajoutez l'hôte : processeurs, mémoire, disques et ventilateurs consomment comme un petit serveur entier, plusieurs centaines de watts. Divisez enfin par le rendement de l'alimentation (environ 0,9) : la prise tire toujours plus que les composants. Un entraînement de modèle sature les cartes en continu pendant des jours : dimensionnez au pic, sans espérer de creux.
Le datacenter ne vend pas votre consommation moyenne, il vend une puissance souscrite, exprimée en kVA. Souscrire au ras de la mesure fait disjoncter au premier pic : ajoutez une marge, de l'ordre de 15 %. Le départ électrique suit des paliers d'usage : un 16 A monophasé porte environ 3,5 kVA, un 32 A monophasé environ 7, un 32 A triphasé environ 22. Chaque baie doit avoir deux arrivées (A et B), chacune capable de porter la totalité.
Refroidir et distribuer l'électricité consomme aussi. Le PUE (Power Usage Effectiveness) mesure ce surcoût : un PUE de 1,4 signifie que pour 1 kWh consommé par vos machines, le site en dépense 1,4 au total. Selon les contrats, ce surcoût est facturé dans le tarif de l'énergie ou dans le loyer : la question à poser est « le tarif annoncé inclut-il le refroidissement ? ».
Budget énergie annuel = kW moyens × 8 760 heures × PUE × votre tarif du kWh. Les kW moyens dépendent de l'usage : un entraînement tourne proche du pic, une inférence en dents de scie tourne plus bas. Avec cette formule et vos propres chiffres, tarif du contrat, PUE du site, profil de charge, vous obtenez un budget comparable d'un site à l'autre, sans dépendre d'aucune brochure.
Deux modèles coexistent : facturer la puissance souscrite (vous payez la réservation, même inutilisée) ou l'énergie consommée (compteur). À forte densité, l'écart entre les deux se chiffre en milliers d'euros par an : c'est une question à poser avant de signer, pas une découverte de première facture.
Jusqu'à environ 5 kW par baie, l'air standard de la colocation suffit et presque tous les sites savent faire. Vers 10 kW, il faut un confinement d'allée, déjà moins courant. Au-delà, portes arrière refroidies puis refroidissement liquide : des équipements que peu de sites proposent au détail, et qui se négocient site par site avec des délais longs. C'est pourquoi étaler les serveurs sur plus de baies est souvent l'arbitrage le moins cher : plus d'espace, beaucoup moins de contraintes. Pour le choix du site lui-même, lisez notre guide colocation GPU/IA.
Notre moteur d'hébergement GPU applique cette méthode à votre configuration : tapez simplement votre matériel dans la recherche (par exemple « 8 RTX PRO 6000 pour de l'entraînement ») et vous obtenez serveurs, U, kVA à souscrire, régime de refroidissement et la fiche de besoin à comparer site par site.
Additionnez le TDP des cartes, ajoutez plusieurs centaines de watts pour l'hôte (processeurs, mémoire, disques, ventilation), puis divisez par le rendement de l'alimentation (environ 0,9). Pour de l'entraînement, dimensionnez au pic : les cartes tournent à fond en continu.
kW moyens × 8 760 heures × PUE × tarif du kWh. Le PUE représente l'énergie du refroidissement et de la distribution ; selon les contrats il est inclus dans le tarif ou facturé à part.
Le rapport entre l'énergie totale consommée par le site et celle consommée par les équipements informatiques. Un PUE de 1,4 signifie 40 % d'énergie en plus pour refroidir et distribuer.
Parce que le refroidissement suit des paliers : au-delà d'environ 5 kW par baie, il faut des équipements que peu de sites vendent au détail. Plus de baies à densité modérée coûte souvent moins cher qu'une seule baie extrême.
Rédigé le 10 septembre 2026.
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