Le WUE (Water Usage Effectiveness) transpose au circuit d’eau la logique du PUE : il divise le volume d’eau que le datacenter consomme sur une année, en litres, par l’énergie livrée aux équipements IT, en kWh. Il s’exprime en L/kWh, et il a été défini par The Green Grid, le consortium qui a publié le PUE.
Les deux chiffres se lisent ensemble. Un refroidissement adiabatique ou évaporatif fait baisser le PUE en laissant de l’eau s’évaporer : le site gagne en efficacité électrique en consommant de l’eau. À l’inverse, un circuit fermé ou des aéroréfrigérants secs ne consomment presque pas d’eau, mais demandent plus d’électricité. Un PUE très bas annoncé sans aucune donnée d’eau ne dit donc pas que le site est sobre, seulement où le coût a été déplacé.
Deux périmètres existent, rarement précisés : le WUE sur site ne compte que l’eau du bâtiment, le WUE à la source y ajoute l’eau qu’il a fallu pour produire l’électricité consommée. Le second est toujours bien plus élevé : demandez lequel des deux vous est donné.
Pourquoi ça vous concerne : en période de sécheresse, une restriction d’eau peut forcer le site à basculer sur un mode de refroidissement de secours, moins efficace. Le PUE monte alors, et si votre énergie est refacturée au réel, votre facture monte avec lui. Les points à vérifier : la valeur annuelle mesurée, le périmètre retenu, la provenance de l’eau (réseau potable, forage, eau de récupération) et le mode d’exploitation prévu en cas de canicule ou d’arrêté préfectoral.
À savoir : le WUE est rarement publié. Nous ne le portons pas au catalogue : si l’exploitant ne le communique pas, nous ne l’inventons pas. Une absence de réponse à cette question est, elle aussi, une information.