Andrino Telecom · Datacenters à Madrid (Espagne) · 28037
Deux datacenters au même loyer ne vous coûtent pas la même chose, et l’écart ne figure sur aucun devis : il vient de l’énergie que le bâtiment consomme en plus de vos serveurs, pour les refroidir et les alimenter. Le PUE résume ce surcoût en un seul chiffre, et ce chiffre finit sur votre facture.
Une baie de 3 kVA alimentée en continu demande 23 652 kWh par an pour vos seuls serveurs. Voici ce que le site consomme au total, selon son efficacité.
| Efficacité du site (PUE) | Consommation totale | Coût de l’électricité |
|---|---|---|
| 1,15 — meilleure note du barème européen | 27 200 kWh | 4 080 € par an, soit 340 € par mois |
| 1,50 — site de génération courante | 35 478 kWh | 5 322 € par an, soit 443 € par mois |
| 1,90 — seuil de la moins bonne note européenne | 44 939 kWh | 6 741 € par an, soit 562 € par mois |
À charge informatique identique, l’écart entre le site le plus efficace et le moins efficace atteint 2 661 € par an, soit 7 983 € sur un bail de 3 ans, pour une seule baie. C’est le poste qu’aucune grille tarifaire ne détaille.
Ce site ne publie pas son PUE, et c’est le cas de la quasi-totalité du marché : la valeur n’est donc pas estimée ici, elle est nommée comme manquante. La question exacte à poser, par écrit, avant de signer :
Quel est votre PUE mesuré sur les douze derniers mois, à quel point de comptage, et l'énergie est-elle refacturée au réel avec application du PUE ou au forfait ?
Les trois réponses décident de votre facture : la valeur dit l’efficacité, la période dit si elle est mesurée ou promise, et le mode de refacturation dit si elle vous concerne. Au forfait, le PUE est déjà dans le prix ; au réel, il multiplie vos kWh.
À partir d’août 2027, tout datacenter de l’Union européenne dont la puissance informatique installée dépasse 500 kW devra afficher une note d’efficacité de A à G, générée depuis ses déclarations annuelles (PUE, consommation d’eau, chaleur réutilisée, part d’énergie renouvelable). Les deux bornes utilisées ci-dessus sont celles de ce barème.
Un calcul, pas une facture. Les montants ci-dessus sont le coût de l’électricité consommée, au prix industriel indicatif du pays (0,15 €/kWh, ordre de grandeur Eurostat / IEA / EIA) : ce n’est pas le tarif que ce site vous facturera, qui couvre en plus la chaîne électrique, sa maintenance et le service. Base : 3 kVA à facteur de puissance 0,9, soit 2,7 kW sur 8 760 heures. Modèle version 2026.09-v1. Vous exploitez ce site ? Reprenez la main sur cette fiche pour y publier votre PUE mesuré : c’est l’argument que vos concurrents ne publient pas.
L'électricité du pays pèse 154 g de CO2 par kilowattheure (2025), contre 458 g pour la moyenne mondiale et 210 g pour la moyenne de l'Union européenne. Aucune source n'y domine : la plus importante, le solaire, en fournit 21,8 %.
Une baie de 3 kVA à un PUE de 1,5 consomme 35 478 kWh par an, soit 5,5 tonnes de CO2. Ce site ne publiant pas son PUE, le calcul retient 1,5, repère d'un site de génération courante : c'est un ordre de grandeur, pas une mesure de ce bâtiment. La même baie sur un réseau moyen mondial en émettrait 16,2 tonnes. L'écart ne vient pas du bâtiment, il vient du pays : c'est la ligne qu'aucune grille tarifaire ne montre et que tout bilan carbone réclame.
Source : Ember / Energy Institute via Our World in Data, relevé du 2026-09-14. Un contrat d'achat direct d'énergie renouvelable modifierait ce bilan : c'est à l'exploitant de le déclarer.
Aucun séisme de magnitude 5 ou plus n'a été relevé à moins de 200 km de ce site depuis 1970. Ce relevé couvre 56 ans : c'est court à l'échelle sismique, où les intervalles de retour se comptent en siècles. L'absence de séisme relevé n'est pas une absence d'aléa, et ce relevé ne remplace pas le zonage réglementaire, qui seul s'impose à la construction. La question à poser à l'exploitant est autre : le bâtiment a-t-il été dimensionné pour la zone où il se trouve, et sur quelle norme ?
Source : U.S. Geological Survey, ANSS ComCat, relevé du 2026-09-14. Calculé depuis les coordonnées de ce bâtiment.
Un taux de disponibilité est un budget de panne, pas une promesse d’absence de panne. Voici ce que chaque niveau autorise réellement, en minutes par an.
| Niveau | Disponibilité visée | Panne autorisée par an |
|---|---|---|
| Tier I — chemin unique, sans redondance | 99,671 % | 1 728 minutes, soit 28,8 heures |
| Tier II — N+1 composants, chemin unique | 99,741 % | 1 362 minutes, soit 22,7 heures |
| Tier III — N+1, chemins multiples, maintenable à chaud | 99,982 % | 96 minutes, soit 1,6 heure |
| Tier IV — 2N, tolérant aux pannes | 99,995 % | 24 minutes, soit 0,4 heure |
Taux de disponibilité et GTR ne mesurent pas la même chose, et on vous vendra les deux. Le taux est un budget annuel de minutes de panne. La GTR, garantie de temps de rétablissement, est le délai maximum pour réparer un incident. Un site à 99,99 % qui met huit heures à rétablir tient son taux annuel et vous coûte une journée entière : le budget est respecté, votre activité non. Demandez les deux chiffres, et demandez surtout ce que couvre la GTR — l’alimentation seule, ou aussi le refroidissement et le lien réseau.
Ce site ne publie ni son taux de disponibilité contractuel, ni son barème d’indemnisation : ils ne sont donc pas estimés ici. Les quatre questions à poser par écrit, avant de signer : quel taux est garanti au contrat (et non visé par la conception) ; quelle GTR, et sur quels périmètres ; quel plafond d’indemnité, en pourcentage d’une mensualité ; et l’avoir est-il versé automatiquement ou sur réclamation de votre part, avec quel délai. Cette dernière décide de tout : un plafond généreux ne sert à rien si la demande n’est jamais faite.
Un repère, pas un engagement. Les taux par niveau ci-dessus sont ceux du référentiel de classification des datacenters, pas une promesse de ce site ; seul le contrat que vous signez fait foi. Budget de panne calculé sur 8 760 heures. Modèle version 2026.08-v1. Vous exploitez ce site ? Reprenez la main sur cette fiche pour publier votre engagement réel : un barème clair se vend mieux qu’un silence.
Ces points ne figurent sur aucun devis et se découvrent en général au premier déplacement. Ils sont pourtant ce qui détermine le coût réel d'exploitation d'une baie : un technicien refoulé à l'entrée, un colis non réceptionné ou un cross-connect livré en trois semaines coûtent plus cher qu'une remise sur le loyer.
À demander avant de signer (16 points) :
Ces informations sont déclaratives et seul l'exploitant peut les publier. Vous exploitez ce site ? Reprenez la main sur cette fiche, chaque réponse ci-dessus est un argument de vente que vos concurrents ne publient pas.
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